9 heures avec un enfant dans la salle d’attente de l’urgence,

•novembre 24, 2008 • 12 commentaires

une urgence où je mettais les pieds pour la première fois, une urgence que je ne nommerai pas, une urgence on ne peut plus dépersonnalisée où il n’y avait personne à la réception. Des écritaux vissés aux murs (pas des cartons de fortune mais des enseignes permanentes) indiquaient aux patients qu’ils devaient glisser leur carte dans une fente de la vitre d’une réception quasiment blindée. C’était comme dans les libre-service où on va faire le pein d’essence la nuit, à la différence qu’à l’urgence, il n’y avait personne d’assis derrière cette vitre. La réception avait la forme d’un “L” dont toute une partie était cachée derriere les salles d’examen. C’est là que restaient à placotter (on les entendait très bien lorsqu’après neuf heures dans la salle d’attente, nous avons pu entrer dans une des salles d’examen) un grand nombre d’infirmiers et d’infirmières. Le personnel était nombreux : il y avait autant d’infirmières qu’il y avait de patients dans la salle d’attente. Je me suis toujours portée à la défense du personnel hospitalier qui assume un emploi du temps difficile parce que j’ai toujours reçu des soins corrects, mais hier soir je n’en croyais pas mes yeux. Il y a eu bien sûr cet arrêt total d’une heure pour le souper, mais entre 11 heures et 12 h15, tout c’est encore arrêté. Les salles d’examen, où ne rentraient pas plus de deux patients à l’heure durant la soirée, ont été complètement vides pendant plus d’une heure. L’unique médecin de garde était peut-être au chevet d’un patient gravement malade que personne ne pouvait voir, mais je peux vous dire que dans la salle d’attente, les gens n’y comprenaient rien parce que nous avons vu pendant ce temps un si grand nombre d’infirmières sortir, aller fumer dehors, aller prendre une pause, passer devant la vitre en placottant totalement zen et détendues mais sans jamais lever même les yeux sur nous, que nous avions du mal à concevoior la seule explication possible à tout cela : un cas grave qui aurait monopolisé tout le personnel. Si on allait pour des radiographie, il fallait ramener les photos à la réception, où nous devions les glisser dans grande fente aménagée à cet effet dans la porte de verre (blindée???). Les infirmières, qui prenaient détendues leurs cafés dans cette partie du L que nous ne pouvions voir,   savait touojours que quelqu’un ramenait ses radio. Dès la personne repartie, une infirmière venait, ouvrait la porte toujours en jasant avec ses collègues, ramassait l’enveloppe et repartait.

Fallait-il partir pour aller à l’urgence de Gatineau? Les autres patients disaient que le temps d’attente y était plus long encore… Et puis nous ne savions pas que cela prendrait autant de temps. Ce n’est que tard en soirée que nous avons appris qu’un tel, qui était là depuis 14 h30,  attendait encore, et que tel autre…

Vous direz que j’exagère lorsque je décris l’attitude du personnel hospitalier. Moi-même, lire ça sur le blog d’un autre, je croirais que le patient malcomode et frustré exagère. Mais c’est bien ainsi que cela s’est passé, pendant que tant de gens souffraient dans la salle d’attente.

Ce qui nous a le plus fâché dans cette affaire, ce ne sont pas les 9 heures d’attente mais bien l’horreur de cette urgence inhumaine. Des personnes agées vraiment à bout et qui n’en pouvaient plus ne pouvaient même pas aller demander s’il était possible de retourner chez elles pour revenir le lendemain matin parce que personne n’était assis derrière ce satané guichet de la réception et que bien qu’ils n’étaient aucunement débordées, les infirmiers et infirmières ne voulaient pas nous voir ni être vus de nous. N’était-il pas possible d’être présent, d’expliquer les choses à ces gens, d’avoir un regard compatissant pour eux? Si nous avions vu tout le monde se démener, nous aurions compris, mais ce que j’ai vu hier était à l’extrême opposé d’une telle situation.

F2 a été un ange. Il n’y avait aucun jouet dans cette salle d’attente, que 3 livres pour enfants qui ne contenaient pas plus de 5 phrases chacun. Lorsque mon conjoint m’a téléphoné de la piscine pour me dire que Léonie s’était coincée la main dans la porte et qu’il l’amenait à l’urgence, j’ai téléphoné à mon père pour qu’il m’y amène, pris “Toutou bleu et Zoreille” et suis partie trop énervée pour songer à prendre quoique ce soit d’autre pour l’occupper.

Je vous rassure, elle n’a rien, aucun os cassé :-) ) Elle a été formidable, ma Léo, et jusqu’à 2h30 du matin!!!

En fait, les gens dans la salle d’urgence ont tous été formidables. Ils se sont encouragés, ils compatissaient à la souffrance de leurs voisins. Mais l’indifférence des gens en poste ce soir là, l’horreur de cette réception blindée, c’est indescriptible.

Mais je ne comprends pas comment

Ps. Maintenant que j’ai vidé mon sac, je pars faire un petit roupillon et je me relirai plus tard pour corriger le texte. Comme j’enseignais à  8 heures, ma nuit n’a duré que deux heures, et la précédente n’en avait fait que trois.

Perle du jour

•novembre 11, 2008 • 21 commentaires

“Si quelqu’un commet un meurtre, on doit lui rendre l’appareil”

Ah, les joies de la correction! ;-) Ça ne me manquera pas du tout, croyez moi.

Stratégie de récupération efficace

•novembre 7, 2008 • 9 commentaires

Petit groupe d’élèves: “Madame, ça nous fait tellement rire quand vous embarquez dans nos niaiseries!”

(Deux mois et demi de cours et l’ennemi n’a toujours pas remarqué que c’était pour l’amener en douce vers autre chose ;-))

Sportive et socière d’Halloween

•novembre 3, 2008 • 12 commentaires

Samedi, F1 allait passer un examen pour être acceptée dans un programme d’études secondaire avec concentration en activités sportive. Ils étaient 200 sportifs en herbe à tenter de se qualifier pour ce programme.

Cette fille, un peu stressée lorsque je l’ai laissée à la polyvalente le matin, est revenue de la maison avec son père, un énorme sourire accroché au visage. J’ai tout de suite compris que ça s’était bien passé. À l’épreuve sportive dont ils se sont faire dire qu’elle était la plus importante, le “Beep test” (vitesse et endurance à la fois), elle s’est classée 10ème sur 200, soit la première de toutes les filles, faisant son meilleur temps à vie. À l’épreuve académique, elle a un peu pris sont temps, croyant avoir 1h30 pour faire l’examen alors qu’elle n’avait que 45 minutes. Elle n’a donc pas terminé l’examen mais m’a dit que c’était le cas de bien des gens, et que ce qu’elle a fait, elle l’a bien fait. Elle semble donc assez confiante, même si nous n’aurons les résultats qu’à la mi-décembre.

F1 est sans contredit, et depuis toujours, la sportive de la famille. Elle a marché à 9 mois et grimpait partout avant même de marcher ;-)

Quelqu’un s’est payé la traite avec ma Visa

•octobre 28, 2008 • 11 commentaires

Vendredi soir, téléphone de Visa pour vérifier si j’avais fait une transaction de $2600 dans la journée.

Heureusement que les assurances existent. Je ne ferai plus de transactions en ligne.

On dirait que depuis hier, je n’entend plus parler que de cela, à la télé comme à la radio. On ne parle que du vol d’indentité et des fraude avec les cartes de crédits utilisées lors de transactions dur le net. Y a-t-il une épidémie de fraudes??

Dimanche matin, la vie est dure

•octobre 19, 2008 • 21 commentaires

Qu’est-ce que c’est que cet air morose? On ne peut tout de même pas rester en pyjama jusqu’à midi!

Tiens, y’en a un des deux qui rigole tout d’un coup…

Qu’est-ce qui la fait sourire ? Ben c’est que l’autre à côté va aller chercher des beignes pour le petit déjeuner (ce qui semble l’enthousiasmer follement ;-) )

L’étoile

•octobre 19, 2008 • 7 commentaires

Elle pose chez ma mère, juste avant le cours de ballet. Elle ne s’appelle pas Astrid (c’est son 2ème  prénom) pour rien, celle-là ;-)

Le sommeil

•octobre 18, 2008 • 6 commentaires

Je peins sur mes heures de sommeil. Les nuits sont courtes, trop courtes, elles ne durent pour moi que de une heure à 6h 00 du matin. Ces 5 heures de sommeil sont perturbuées par les réveils fréquents d’F2, plusieurs fois par nuit. Je finis par aller me coucher dans son lit (où je dors mal et me fais demander réveiller plusieurs fois par une petite fille qui demande si c’est l’heure de se lever), ou elle vient se coucher dans le nôtre (pas un lit king, pas un lit queen, juste un lit double où à trois on est vraiment à l’étroit) et là c’est la même chose, à partir d’une heure trente et jusqu’à six heures, je me fais demander périodiquement si c’est l’heure de se lever.

Ce rythme là, je le tiens depuis la naissance d’F2 qui n’a jamais été dormeuse. Le nourrisson qui dormirait 22h par jour, je n’ai pas connu ça. F2 ne dormait que dans mes bras et ça a été le cas à partir du jour 1. Dès que je la déposais sur son petit lit, Ouiiiiin!!!! elle se réveillait en pleurant. La laisser pleurer? – j’ai essayé et ça n’a rien donné. Lorsque mon congé de maternité a pris fin et que je suis retournée travailler, il y avait des semaines entières où je dormais 30 minutes par nuit, et pas d’affilée! Mes grosses nuits, cette année là, c’était des nuits de 2 h ou encore (rarissimes) 3 heures, mais jaimais tout ce temps d’affilée.

Maintenant, elle dort surtout de 9 heures à 12h30 ou 1h. Je devrais en profiter pour dormir. C’est que je me dis ces jours où, comme aujourd’hui, je me coucherais par terre en pleine rue tant je me sens fatiguée. Mais j’en suis incapable. Ce serait renoncer à peindre, calligraphier, etc. et ça, c’est impensable. Lorsque j’y renonce (lorsque mon corps me force à y renoncer) une seule journée, cela m’est absolument insupportable, j’ai l’impression de n’avoir rien fait de ma journée, de gaspiller une soirée en ronflant à vide. J’ai roupillé durant des années (au sens figuré, physiquement, c’est une autre affaire) je n’aime plus perdre mon temps. Ça s’appelle être dingue mais coudonc, c’est comme ça.

Sauf que le corps a ses limites.

Je viens l’écrire ici parce que j’ai quand même besoin de le dire quelque part : je suis fatiguée.

L’Amérique

•octobre 13, 2008 • 6 commentaires

― Partir?

― Pour l’Amérique Dee!

― L’Amérique???

― New-York, Dee!

―Je m’en vais en Chine, moi… Que ferions-nous en Amérique? Tu connais des gens là-bas?

― Des gens ? Non… Mais ne t’inquiète pas, je trouverai du travail. Tu pourras peindre, je m’occuperai de tout.

J’avais envie de rire, mais voyant que c’était bien la dernière chose à faire, je me mordis la lèvre.

― Je vais en Chine, Tête-de-feu… Je veux peindre Canton.

Il ne semblait déjà plus m’entendre, perdu dans un rêve qui le conduisait par-delà la mer océane.

―Tu sais, là bas, les édifices touchent presque le ciel.

Le vent souffla une odeur de jasmin et Hanoï-la-puante sombra dans l’oubli.

Je cessai alors de résister et l’espace d’un moment, me laissai glisser dans ce rêve de l’Amérique. Et je me vis, sur une jonque, passer doucement dans les canaux de New-York. Les pagodes aux toits d’or touchaient presque le ciel.

Les Fins mets de l’Histoire – Fine Foods Make History

•octobre 8, 2008 • 15 commentaires

La compagnie de ma soeur Marilou démarre. Il s’agit d’une entreprise de confiserie fine, Les Fins mets de l’Histoire. Un premier produit, les sablés pur beurre La Gaillarde (The Gallant) disponibles en 5 saveurs, se retrouveront sur les tablettes des épiceries fines de l’Outaouais la semaine prochaine, puis à travers la  province. Ils sont vraiment délicieux et les emballages sont très beaux!!! Ils ne sont pas 100% bio mais fabriqués avec des produits naturels et le plus possibles bio.  Elle avait déjà trouvé un bon nombre de points de vente à travers tout le Québec pour un autre produit absolument emballant (je n’ose pasen dire trop pour l’instant mais le concept est génial et après un très grand nombre de dégustations dans des endroits comme Le Marché des saveurs, on peut dire que tous ceux qui goûtent sont emballés.  Mais la mise en marché de cet autre produit, qui devait normalement être le premier à sortir, est retardée de trois mois en vue d’en accroître le temps de conservation. D’ici là, il y aura une autre gamme de produits mise en marché. Dès que cela se concrétisera, je vous en dirai plus.

Chapeau à la Mimi qui a persévéré malgré les problèmes en tout genre qui se sont succédés à un rythme hallucinant! Ça aurait certainement découragé une fille susperstitieuse si elle en avait été, comme n’importe quelle personne moins convaincue qu’elle ne l’était.

J’ai réalisé les dix étiquettes du premier produit – j’ai mis en ligne celles du devant (les étiquettes du dos, c’est le blabla des ingrédients, adresses, tableaux nutritionnels, etc.) Vous pouvez les voir sur mon autre site (lien plus haut). Ça a été une expérience formidable, j’ai vraiment beaucoup appris en faisant cela. Je  devrais dès cette semaine me mettre à travailler à une nouvelle série d’étiquettes pour un autre produit.

J’aurais dû faire des photos des sacs avant qu’on ne les vide :-S Dès que j’en aurai d’autres, je vous les montrerai.

Plus besoin de me casser la tête pour trouver des cadeaux de Noël intéressants pour le prof, la gardienne, la belle-famille etc. -)

J’oubliais ! Il y a aussi un petit format de 60 grammes. J’ai réalisé 10 nouvelles étiquettes qui devaient être repensées puisque le format était plus petit (2 x 2,5 pouces). J’en ai publié deux de cette série ici.